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		<title>Enjeux du cadre juridique des êtres animaux de la faune au Québec &#8211; Capsule DAQ N° 93</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 19:12:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Enjeux du cadre juridique des êtres animaux de la faune au Québec &#8211; Capsule DAQ N° 93 Il est vrai que peu de protections concrètes sont accordées aux êtres animaux de la faune, souvent considérés comme des ressources renouvelables. Bien que le régime juridique spécifique aux êtres animaux de la faune brosse un portrait préoccupant, il faut toujours se référer aux normes générales lorsqu’il est question de bien-être animal. Certaines normes, qui ont force de loi, sont applicables aux êtres animaux de la faune et devront alors être prises en considération sauf exclusion expresse par le législateur. LA PROTECTION ACCORDÉE PAR LE CODE CIVIL DU QUÉBEC L’article 898.1 C.c.Q. : une norme comportementale imposée à tous En décembre 2015, la Loi visant l’amélioration de la situation juridique de l’animal mène à l’adoption de l’article 898.1 du Code civil du Québec (C.c.Q). Cet article reconnait que les « animaux ne sont pas des biens » mais plutôt des êtres sentients ayant des impératifs biologiques[1]. La Cour d’appel du Québec, se prononçant sur la question, indique que l’article 898.1 édicte une norme comportementale[2]. La Cour explique que « le législateur dicte du même coup la conduite que doivent avoir tous ceux et celles qui interagissent avec de tels êtres »[3]. L’encadrement de la mise à mort des êtres animaux de la faune Cette qualification de norme comportementale impose certaines conclusions significatives. D’abord, la Cour d’appel indique qu’il faut appliquer cette norme à la mise à mort des êtres animaux, celle-ci devant être effectuée « d’une façon conforme à l’article 898.1 C.c.Q., c’est-à-dire respectueuse de la sensibilité animale reconnue par le législateur »[4]. Ensuite, la norme constitue un guide pour l’élaboration de règlements, la Cour indiquant qu’on ne pourrait « devant un éventail de possibilités, prescrire l’utilisation du moyen le plus cruel ou le plus douloureux afin de mettre un animal à mort »[5]. Les limites de la reconnaissance juridique : l’exemple des cerfs de Virginie Récemment, la Cour supérieure a appliqué cette norme comportementale aux cerfs de Virginie, êtres animaux de la faune en liberté[6]. Elle conclut que cet article ne crée pas d’obligation d’avoir recours à un expert du bien-être animal afin d’établir un plan de gestion des « nuisances animales »[7]. La Cour indique aussi clairement que la norme comportementale n’accorde pas aux êtres animaux un droit à la vie, ni une nécessité de recourir aux méthodes non létales de contrôle[8]. Il n’en demeure pas moins que la mise à mort volontaire des êtres animaux de la faune doit être effectuée, dans les mots de la Cour d’appel, d’une manière « respectueuse de la sensibilité animale » et non par le « moyen le plus cruel ou le plus douloureux »[9]. La souffrance dans les pièges : un test de la norme comportementale Qu’en est-il des êtres animaux, pourtant reconnus comme étant sentient par loi, qui demeurent piégés dans des collets mortels pour y souffrir pendant des heures, voire des jours? Nous ne mentionnons pas ici, évidemment, l’ensemble des prises accidentelles dans des pièges, ce qui cause une toute une autre gamme de souffrances. Il existera toujours des moyens plus cruels pour mettre à mort un être animal. Il faut donc arriver à tracer une ligne claire qui honore cette « norme comportementale ». LA PROTECTION ACCORDÉE PAR LE CODE CRIMINEL Les dispositions protectrices du Code criminel s’appliquent aux êtres animaux de la faune. Jusqu’à aujourd’hui, certaines questions demeuraient quant à l’applicabilité du Code criminel à ces êtres animaux[10]. Les tribunaux s’étaient d’abord prononcés indirectement sur ce point. En effet, une décision récente de la Cour Fédérale laissait entrevoir la possibilité d’appliquer les dispositions de cruauté animale aux rainettes faux-grillon de l&#8217;Ouest se trouvant dans leur milieu naturel[11]. La même Cour citait ce même passage quelques années plus tard, après la modification du statut juridique de l’être animal[12]. La Cour provinciale de la Colombie-Britannique avait pour sa part précisée que le Code criminel protège à la fois les êtres animaux domestiques et ceux de faune, bien que, dans les procédures engagées, les accusés n’avaient pas été poursuivis sous le Code criminel[13]. L’applicabilité du Code criminel aux êtres animaux de la faune a finalement été confirmée suivant des accusations de cruauté animale portées à l’encontre d’un homme qui avait pourchassé et tué un orignal avec son automobile[14]. En 2025, cet homme a été trouvé coupable, sous l’autorité des tribunaux québécois, de cruauté animale au sens du Code criminel[15]. En bref… Les faibles protections accordées aux êtres animaux de la faune en liberté ne doivent pas avoir pour effet d’écarter les implications du statut juridique de l’être animal. Un être animal de la faune est un être animal au sens du Code civil et du Code criminel. Il faut donc interagir avec eux en conséquence. Une protection adéquate des êtres animaux nécessite une bonne compréhension du cadre juridique applicable et des remises en question ponctuelles des lois et règlements. C’est ainsi que nous pourrons assurer une protection plus cohérente et respectueuse envers tous les êtres animaux, qu&#8217;ils soient domestiques ou de la faune en liberté. [1] « Les animaux ne sont pas des biens. Ils sont des êtres doués de sensibilité et ils ont des impératifs biologiques. Outre les dispositions des lois particulières qui les protègent, les dispositions du présent code et de toute autre loi relative aux biens leur sont néanmoins applicables. » [2] Road to Home Rescue Support c. Ville de Montréal, 2019 QCCA 2187, par. 57 : « Il n’y a en cela rien qui contrevienne à l’article 898.1 C.c.Q. En affirmant que les animaux sont des êtres doués de sensibilité, ayant des impératifs biologiques, le législateur dicte du même coup la conduite que doivent avoir tous ceux et celles qui interagissent avec de tels êtres. Cette disposition, qui a donc valeur de norme comportementale, s’applique certainement à la manière dont les villes mettent en œuvre les règlements qu’elles adoptent en vertu de la Loi sur les compétences municipales afin de gérer les nuisances animales ou les animaux</p>
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		<title>S.O.S. BRACONNAGE &#8211; Capsule DAQ N° 5</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Mar 2017 19:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>S.O.S. BRACONNAGE &#8211; Capsule DAQ N° 5 DES RÈGLES À RESPECTER Au Québec, les activités de pêche, de chasse et de piégeage sont des activités réglementées. Autrement dit, cela signifie que les personnes qui pratiquent ces activités doivent respecter certaines règles. Les règlements sur la chasse et le piégeage sont issus de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune, alors que ceux concernant la pêche sont issus de la Loi sur les pêches. LE BRACONNAGE : UN PHÉNOMÈNE PRÉSENT AU QUÉBEC Le braconnage consiste à pratiquer des activités de chasse, de pêche ou de piégeage qui vont à l’encontre de la réglementation en vigueur. Ces activités ont plusieurs effets néfastes, non seulement sur la faune, mais aussi sur son habitat. Voici des exemples d’actes de braconnage: &#8211; Coups de feu en période prohibée ou la nuit; &#8211; Personne qui tire à partir de la route; &#8211; Personne qui se vante d’avoir tué plusieurs cerfs ou autres espèces; &#8211; Personne qui pêche avant l’ouverture de la saison; &#8211; Personne qui capture une quantité de poisson supérieure à la limite permise; &#8211; Personne qui vend une espèce de poisson interdite à la vente. (1) RAPPORTER UN ACTE ILLÉGAL OU SUSPECT Le braconnage compromet la gestion durable des ressources fauniques. Il se manifeste surtout par le non-respect des règles encadrant la chasse, la pêche et le piégeage. Lutter contre le braconnage, c’est protéger non seulement les espèces animales, mais aussi les milieux naturels dont elles dépendent. C&#8217;est pourquoi, lorsque vous êtes témoin d’activités de braconnage, il est important de communiquer avec la Centrale d’alerte SOS Braconnage – Urgence faune sauvage: 1) Par téléphone : 1 800 463-2191 2) Par courriel : centralesos@environnement.gouv.qc.ca 3) En effectuant un signalement en ligne Afin de guider le mieux possible les agents de la faune qui prendront connaissance de votre signalement, il est important de prendre en note les informations suivantes : &#8211; Nature des faits, date, heure, lieu précis ; &#8211; Description de la ou des personnes impliquées (exemple: âge, vêtements, tatouage, etc.) ; &#8211; Numéro de plaque du véhicule, marque, modèle, couleur, etc. (2); &#8211; Prendre des photos et des vidéos de la scène, si vous le pouvez. Les informations communiquées à SOS Braconnage resteront confidentielles. Pour une demande de renseignements, il vous est possible de communiquer avec votre bureau régional de protection de la faune le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs. Vous contribuerez ainsi à la protection du patrimoine faunique du Québec ! (1) Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs. En ligne: https://www.quebec.ca/agriculture-environnement-et-ressources-naturelles/faune/protection-faune/sos-braconnage-urgence-faune-sauvage (2) Ibid CAPSULE MISE À JOUR LE 1er novembre 2025</p>
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