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	<title>Environnement | DAQ</title>
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	<description>Droit animalier Québec</description>
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	<title>Environnement | DAQ</title>
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		<title>La protection d’environ 108 Cerfs de Virginie</title>
		<link>https://daq.quebec/environnement/rejet-la-protection-denviron-108-cerfs-de-virginie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[daq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Dec 2022 19:56:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[animal]]></category>
		<category><![CDATA[animaux]]></category>
		<category><![CDATA[cerfs de virginie]]></category>
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		<category><![CDATA[parc Michel-Chartrand]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 4 octobre 2022, l’Honorable Andres C. Gardin de la Cour Supérieure de Longueuil a rejeté la Demande d’ordonnance de sauvegarde pour empêcher notamment la ville de Longueuil d&#8217;abattre la quasi-totalité des Cerfs de Virginie du Parc Michel-Chartrand au nom de la conservation de la faune et de la flore. La SPCA de Montréal est intervenue dans le dossier. Qu’est-ce que cela veut dire ? Puisqu&#8217;il y a des délais de plusieurs mois avant qu’un procès ne puisse avoir lieu, une ordonnance de sauvegarde est une procédure qui a pour but de temporairement protéger les droits des parties avant la tenue d&#8217;un procès. Au cours du mois de mai 2022, les demandeurs Service Sauvetage Animal (SSA) et Florence Meney ont déposé une demande pour annuler la décision de la Ville de Longueuil d’abattre les cerfs. Les demandeurs se sont appuyés sur une nouvelle disposition du Code civil du Québec qui indique que les êtres animaux ne sont plus des biens, mais plutôt des êtres sentients ayant des impératifs biologiques (besoins essentiels). &#160; &#160; Comme l’obtention d’une date d&#8217;audition devant le tribunal est de plusieurs mois, la SSA et Florence Meney ont demandé à la Cour Supérieure de livrer une ordonnance temporaire pour interdire à la Ville de Longueuil d’abattre les cerfs de Virginie, en attendant le jour du procès.   Pour obtenir cette ordonnance temporaire, les demandeurs ont le fardeau de prouver trois critères :   la présence d’une question sérieuse en droit,  le préjudice irréparable pour les demandeurs au nom des êtres animaux, et la balance des inconvénients qui doit peser en la faveur des demandeurs et les êtres animaux.  Bien que les deux premiers critères aient été démontrés, le juge a indiqué que la balance des inconvénients penchait nettement en faveur de la Ville de Longueuil comme les cerfs de Virginie sont en surpopulation et créent un déséquilibre écologique au parc Michel-Chartrand. Le juge Gardin a donc rejeté la demande.  Le 19 octobre 2022, SSA et Florence Meney ont contesté cette décision devant la Cour d’appel afin de freiner le plan de la Ville de Longueuil. Une décision sera rendue dans quelques semaines.    Il est clair que les êtres animaux sont des êtres sentients dotés d&#8217;une vie cognitive et émotionnelle. Il n’y a aucun doute que les êtres animaux ressentent de la douleur et peuvent souffrir. ​​Il existe des solutions alternatives à l&#8217;abattage de ces derniers, pour gérer humainement et plus efficacement les populations de la faune et de contrôler leurs interactions avec les êtres humains. Les gouvernements provinciaux et municipaux du Canada devraient collaborer avec des experts pour mettre en œuvre des pratiques de conservation humaine de la faune. </p>
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		<title>LA SURPÊCHE RÉCRÉATIVE: QUAND VIDER NOS LACS VIDE AUSSI LES OCÉANS</title>
		<link>https://daq.quebec/environnement/la-surpeche-recreative-comment-vider-nos-lacs-vide-aussi-les-oceans-et-autres-consequences-inattendues/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[daq]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2020 01:06:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Véronique Armstrong, B.A. M. Env. Responsable environnement pour le DAQ Cette scène se répète sur de nombreux plans d’eau en saison. Campé dans son embarcation, le pêcheur se redresse, arrachant à la fraîcheur et à la sécurité relative de l’eau une petite créature qui livre le combat de sa vie. La frénésie de ce combat offre un étrange contraste avec le silence qui l’enveloppe. Vision idyllique pour ceux que l’on considère comme des amoureux de la nature, ce portrait est-il aussi idéal que l’on aime à le croire ? Au Québec, la Loi sur le développement durable définit 16 principes dont doivent tenir compte les ministères et les organismes publics dans leurs interventions. Le respect de la capacité de support des écosystèmes est l’un de ces principes : les activités humaines doivent respecter les limites du milieu naturel de façon à préserver son intégrité. Dans le cas de la pêche, ce principe implique nécessairement que l’activité respecte la capacité de reproduction des poissons. C’est malheureusement loin d’être le cas. La demande associée à la pêche récréative excède la capacité de renouvellement de nombreux plans d’eau, et ce, depuis longtemps déjà. Déjà en 1857, il était nécessaire de faire l’élevage du saumon de l’Atlantique et de l’omble de fontaine pour ensemencer les milieux aquatiques surexploités par la pêche sportive (MAPAQ, 2019a). C’est donc pour répondre aux besoins de la pêche récréative que naît l’aquaculture au Québec ; le marché de la table ne se développe qu’à partir des années 1980. Encore aujourd’hui, le marché de l’ensemencement est le plus grand joueur : il consomme 58 % du volume produit par les piscicultures et représente 71 % de leur valeur (MAPAQ, 2019a). Sa prépondérance n’est pas étonnante : le marché de l’ensemencement permet littéralement à la pêche récréative d’exister et celle-ci constitue un moteur économique important. Au Québec, les retombées économiques annuelles de la chasse, de la pêche et de la trappe sont estimées à 2,4 milliards de dollars (Blackburn, 2020). La pêche est pratiquée par près de 653 000 personnes, et ce, à travers 580 pourvoiries, 86 zones d’exploitation contrôlées et 21 réserves fauniques (MFFP, 2018). Ce secteur récréatif très lucratif ne serait pas possible sans l’élevage de poissons. Et cette nécessité entraîne d’autres conséquences. 70 poissons pour 1 poisson Lorsqu’un poisson est pêché dans un lac ou une rivière, plusieurs autres ont d’abord été pêchés dans l’océan. C’est qu’il y a de fortes chances que ce poisson ait été ensemencé et provienne d’un élevage. Le cas échéant, la moulée dont il aura été nourri est responsable de la disparition d’autres poissons en mer. En effet, 40 % des poissons pêchés en mer ne servent pas à nourrir les humains directement, mais sont plutôt transformés en farine et en huile pour nourrir les animaux d’élevage (One Green Planet, 2017). L’aquaculture en est, et de loin, la plus grande consommatrice ; les élevages de poules et de cochons arrivent au second et au troisième rang (‘Tacon et al., 2010’ dans FAO, 2013). La capture de poissons en mer se fait principalement au moyen du chalutage de fond. Cette méthode très destructrice racle les fonds marins et peut détruire plusieurs kilomètres d’habitats sur son passage. Le filet ne fait aucune distinction entre les êtres animaux qui sont attrapés : ceux-ci sont souvent des espèces non visées par la pêche ou des espèces menacées d’extinction. Les captures accidentelles représentent au moins 40 % de toutes les captures et la plupart de ces êtres animaux en meurent (WWF, 2009). Cette méthode permet la capture d’un grand volume de poissons à la fois. Dans les océans du monde, 90 % des réserves de poisson sont actuellement pêchées au maximum de leur capacité ou au-delà de leur capacité à se reproduire (FAO, 2020). La pêche est responsable de la disparition de 90 % des grands prédateurs des océans (The Ocean Portal Team, 2018). Au rythme actuel, de nombreuses espèces de poisson disparaîtront d’ici 2020 et toutes les pêcheries s’effondreront d’ici 2050 (Woody, 2019). Pendant ce temps, l’utilisation de la farine de poisson dans les aliments des poissons et autres êtres animaux d’élevage est en augmentation (FAO, 2013). Pour nourrir un seul poisson d’élevage, il faut plusieurs poissons sauvages. De 4 à 5 kg de poissons sauvages sont nécessaires à la fabrication d’un kilogramme de farine de poissons et de 100 g d’huile de poisson (FAO, 2013). Cette façon de présenter les informations &#8211; en poids &#8211; ne permet pas de connaître le nombre de poissons concernés. Elle est également le triste reflet du peu d’importance accordée aux individus de cette espèce. Paul Watson, fondateur de l’organisme Sea Shepherd, avance pour sa part que 70 poissons sauvages sont nécessaires à l’élevage d’un seul saumon d’aquaculture (One Green Planet, 2017). Les impacts sur l’eau Les effluents des piscicultures contiennent beaucoup de phosphore, un polluant très dangereux pour les milieux aquatiques puisqu’il provoque leur eutrophisation. Le phosphore est une matière nutritive causant la croissance de plantes, d’algues et de bactéries (dont la cyanobactérie ou algue bleu-vert), un appauvrissement en oxygène et, ultimement, l’asphyxie du milieu aquatique. Au Québec, en dépit d’une situation qui ne cesse de s’envenimer, le gouvernement a mis fin à son programme de surveillance des algues bleu-vert en 2017 (Blanchette Pelletier, 2019). Pour diminuer la charge en polluants de leurs effluents, plusieurs technologies sont à la portée des piscicultures. Par exemple, les systèmes de recirculation de l’eau permettent de diminuer le volume d’eau neuve utilisée dans les procédés et de diminuer la quantité de phosphore rejeté dans le milieu. Certains systèmes permettent de réduire à moins de 15 % le volume d’eau neuve utilisée, mais aucun d’entre eux n’est utilisé au Québec. 94 % des piscicultures utilisent 100 % d’eau neuve, et 6 % utilisent entre 15 et 50 % d’eau neuve (communication personnelle, 18 juin 2019). Un problème envahissant L’aquaculture est également responsable de l’introduction d’espèces exotiques envahissantes. En haute mer, il arrive souvent que des poissons d’aquaculture s’échappent de leur enclos. Par exemple, plus de 180 000 saumons d’élevage se sont échappés d’une ferme de l’est du Canada au cours du dernier trimestre de 2010 (Living Oceans, 2020). En décembre 2019, ce sont près de 21 000 saumons</p>
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		<title>La chasse : par amour pour la nature ?</title>
		<link>https://daq.quebec/environnement/la-chasse-par-amour-pour-la-nature%e2%80%89/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[daq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2020 20:29:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Véronique Armstrong, B.A. M. Env. Responsable environnement pour le DAQ Quand vient le temps de partager leur passion pour la chasse, plutôt rares sont ceux et celles qui affirment sans ambages aimer tuer des êtres animaux. Qu’est-ce qui peut bien amener, alors, près d’un demi-million de chasseurs à sillonner les forêts du Québec ? Parmi les principales raisons invoquées figure le contrôle des populations animales. Le chasseur serait investi d’une mission suprême, presque divine, qui découlerait d’une nécessité de gérer la nature. Sans chasse, allègue-t-on, certaines populations d’êtres animaux sauvages seraient hors de contrôle. Elles proliféreraient au détriment de leur propre santé et de l’équilibre des écosystèmes et interféreraient avec les activités humaines. En chassant, l’humain rendrait donc service à la nature. En se posant ainsi comme régulateur de la nature, l’humain adhère à l’une des principales traditions de la pensée occidentale quant aux différents rapports qu’entretient l’homme avec la nature, soit la position de l’intendant (Passmore, 1974). Avec cette fonction d’intendance, l’humain endosse le rôle de gardien de ce qui lui a été confié (Routley, 1973). Passons outre les considérations qui nous amèneraient à nous demander en vertu de quoi ce rôle lui a été attribué, et qui peut bien être en mesure de conférer un tel pouvoir. Notons, surtout, qu’une telle position est « purement et simplement incompatible avec une éthique environnementale car selon elle, la nature est la propriété de l’homme, qui est alors libre de faire d’elle ce qui lui plaît » (Routley, 1973). Si l’incompatibilité avec une approche éthique peut se mesurer à l’aune des droits que s’accorde l’humain de faire de la nature ce que bon lui semble, d’autres réflexions s’imposent. Avec les grands pouvoirs viennent les grandes responsabilités Avec les grands pouvoirs viennent les grandes responsabilités, comme l’auront appris peut-être trop durement certains superhéros. Certains critères apparaissent incontournables pour quiconque veut se poser en gardien de la nature. En premier lieu, la notion d’impartialité constitue très certainement une condition à respecter. Elle revêt d’autant plus de pertinence lorsque l’on connaît l’importance des intérêts économiques en cause. Au Québec, les retombées annuelles de la chasse, de la pêche et de la trappe sont estimées à 2,4 milliards de dollars (Blackburn, 2020). Ce secteur génère plus de 12 000 emplois, et il est estimé qu’en moyenne un chasseur québécois dépense 2 620 $ pour la pratique de son loisir (Ibid, 2020). Cette vision lucrative de la chasse se reflète dans l’énoncé de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune, dont l’un des deux principaux objectifs est justement de mettre en valeur la faune et son habitat. Cette loi utilise l’appellation de « ressource faunique » pour désigner l’être animal, une conceptualisation qui va à l’encontre de celle de la Loi sur le bien-être et la sécurité de l’animal. Avec celle-ci, l’être animal est considéré comme un être sensible ayant des impératifs biologiques. Ainsi, l’exact même individu animal ne bénéficiera pas du même traitement selon la loi sous l’égide de laquelle il est placé. Si cet individu est un être animal de compagnie faisant partie d’une famille humaine, il profite d’une robuste protection juridique. Si ce même individu est un être animal faunique, il peut être tué à des fins de loisir. Dans le premier cas, il est interdit de nuire à sa santé sous peine de contrevenir à ses droits. Dans le second cas, il est interdit d’empêcher qu’il soit tué sous peine de contrevenir aux droits du chasseur. En second lieu, les envies et préférences personnelles de l’intendant ne peuvent interférer avec ses fonctions, qui sont de prendre soin de la nature. Ainsi, le goût marqué qu’affichent les chasseurs pour la viande de gibier, qu’ils considèrent plus savoureuse et de meilleure qualité que celle provenant d’êtres animaux élevés industriellement, ne peut être un facteur de décision. Comme la science le démontre largement, manger de la viande n’est pas nécessaire à la survie, ni même à la santé, de l’humain (Campbell et Campbell, 2006 ; Davis, 2016 ; Greger et Stone, 2015 ; McDougall, 2012). L’attrait d’un intendant pour la viande de gibier ne peut donc se trouver à l’origine de ses agissements. En troisième lieu, pour agir de façon responsable, un intendant doit être extrêmement bien informé sur l’entité qu’il entend gérer. Sa position requiert donc une excellente connaissance de l’ensemble des différentes interactions dans le milieu ainsi que de l’impact des activités humaines sur ce milieu. Or, le fait de considérer la chasse comme un moyen de réguler la nature occulte une notion fondamentale en écologie, celle de niche écologique. Il s’agit des facteurs écologiques permettant à une espèce de survivre dans un milieu donné et en un nombre donné. Chasser des individus de l’espèce que l’on cherche à réguler ne modifie en rien les conditions du milieu qui lui permettent d’être présente en grand nombre. Éventuellement, les places libérées par les individus abattus seront de nouveau occupées, et ce, par des individus qui se reproduiront et s’intégreront à la mesure des conditions de leur milieu. De façon plus globale, cette vision du chasseur en tant que régulateur de la nature implique souvent de laisser dans l’ombre des réalités et des caractéristiques essentielles sur la santé du milieu concerné. Ces réalités et caractéristiques sont souvent causées par l’humain, par exemple : fragmentation du territoire, perte d’habitat, perte d’accès à la nourriture, augmentation de l’accès à la nourriture et absence de prédateurs pour chasser les individus les plus faibles. Le cas des dindons sauvages Le dindon sauvage est très présent dans les milieux agricoles. Il y profite d’un accès facile à la nourriture avec, notamment, les résidus agricoles et les parcs d’engraissement pour bovins (Lebel, 2006). Il est souvent considéré comme une espèce nuisible par les agriculteurs et fait l’objet de nombreuses plaintes au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP). Il fait de plus l’objet d’une chasse très lucrative; en 2014, les retombées économiques de la chasse au dindon sauvage représentaient plus de 5 millions de dollars et sa popularité est en constante croissance (Lebel, 2016). C’est</p>
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		<title>L’adoption d’un être animal de compagnie : un choix écologique ?</title>
		<link>https://daq.quebec/environnement/ladoption-dun-etre-animal-de-compagnie-un-choix-ecologique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[daq]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Feb 2020 20:45:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’adoption d’un être animal de compagnie : un choix écologique ? Par Véronique Armstrong, B.A. M. Env. Responsable environnement pour le DAQ La décision est prise et votre famille aura bientôt le bonheur d’accueillir un être animal de compagnie, un nouveau membre que vous trouverez auprès d’un refuge. Il s’agit là d’une excellente nouvelle, surtout pour l’heureuse ou l’heureux élu. Et si cette décision avait le pouvoir de faire encore plus d’heureux ? En effet, les effets positifs qui en découlent pourraient très bien aller encore bien plus loin qu’il n’y paraît à première vue. Plus loin que le bout de son museau Quand vient le temps de rencontrer leur nouvel ami, de plus en plus de personnes se tournent vers les refuges, préférant cette approche à celles des éleveurs, animaleries et autres sites Internet de provenances aussi diversifiées que nébuleuses. Ces personnes n’accordent souvent que peu d’importance à la pureté de la race de leur futur compagnon, à la couleur de son pelage ou à la forme de la tâche qui borde son œil droit; elles savent pertinemment qu’un cœur à prendre est un cœur à prendre, avec ou sans pedigree. Ces personnes sont aussi souvent conscientes d’enjeux reliés à la question de l’adoption : surpopulation animale, abandons et refuges qui débordent n’en sont que quelques exemples. Néanmoins, la plupart d’entre elles sont loin de se douter de la portée positive de leur geste. Et si l’adoption d’un être animal de compagnie n’était rien de moins qu’un choix environnemental d’une grande importance ? Les êtres animaux dans nos vies Chiens et chats font bon ménage avec des millions de québécois; ces meilleurs amis de la femme et de l’homme occupent une place privilégiée au sein de nombreux foyers québécois. Les chiens, pour leur part, tiennent cette place de choix depuis au moins vingt ans. Ainsi, en 1996, 24 % des domiciles québécois comprenait un membre canin, et ce, pour un total d’environ 825 000 chiens. Ce pourcentage était le même en 2016, avec 1,02 millions de chiens répartis dans 836 000 familles (AMVQ, 2016). À l’échelle du pays, 41 % des ménages canadiens ont au moins un chien (ICSA, 2018) et l’on dénombre 8,2 millions de chiens répartis dans les ménages canadiens (ACMV, 2018). En ce qui concerne les représentants du règne félin, leur présence au sein des familles québécoises n’a cessé de gagner en importance au cours des 20 dernières années. Il y a 20 ans, le quart des ménages québécois comportait un chat; c’est maintenant 33 % de ceux-ci qui en comptent, et ce, pour un total de 2 millions de chats (Radio-Canada, 2017). Au niveau du Canada, 38 % des ménages comportent au moins un chat, avec 8,3 millions de chats faisant partie intégrante de familles canadiennes (ICSA, 2018; ACMV, 2018). Malheureusement, tous ces compagnons n’auront pas la chance de vieillir auprès d’une famille. Au Québec, environ un demi-million d’êtres animaux sont abandonnés à chaque année, une statistique record à l’échelle de l’Amérique du Nord (Simoneau-Gilbert, 2019). Dans la seule région de Montréal, ces abandons se chiffrent à près de 50 000 (Ibid, 2019). Cette situation a entre autres effets que de nombreux refuges se voient souvent dépassés par les événements, surtout lors de la période des déménagements. Et cette problématique peut rapidement s’aggraver dans le cas des chats, dont le rythme de reproduction est tout simplement phénoménal. Après 7 ans, la descendance théorique d’un couple de chats laissés seuls dans la nature est estimée à plus d’un demi-million (Radio-Canada, 2017). Avec autant d’êtres sensibles en quête d’une famille aimante, il est bien à-propos de se questionner sur le bien-fondé de l’élevage à des fins mercantiles. Ne serait-il pas plus sensé de d’abord trouver un foyer à ceux qui existent déjà et ne demandent que cela ? Au-delà des conséquences dramatiques sur la vie de centaines de milliers d’individus, autant d’abandons et de ventes d’animaux &#8211; au détriment de l’adoption – expliquent en grande partie l’actuelle surpopulation d’êtres animaux à l’intérieur d’une société d’humains dont l’empreinte environnementale est déjà importante. Or, cette surpopulation d’êtres animaux n’est pas non plus sans conséquences sur le plan environnemental. L’empreinte de patte environnementale C’est un fait connu depuis nombre d’années que l’agriculture représente un énorme fardeau environnemental; c’est cependant un fait plus récent que ce volet de l’agriculture a été scruté de plus près, révélant que c’est l’élevage industriel qui se cache derrière la plus grande partie de ses impacts. L’élevage industriel est la principale cause ou l’une des principales causes des plus grands enjeux environnementaux et sociaux de notre temps : surconsommation et pollution d’eau, dégradation des sols, émissions de gaz à effet de serre, consommation de combustibles fossiles, extinction des espèces, destruction d’habitats et perte de biodiversité, mauvaise répartition des ressources, famine et malnutrition, etc. (Prescott, 2018; Weis, 2013; Zacharias et Stone, 2018). La consommation de produits d’origine animale et de produits laitiers est littéralement en train de détruire la planète. D’emblée, puisqu’ils consomment des produits d’origine animale et produisent des déchets, les animaux de compagnie ont aussi une empreinte de patte environnementale. Rappelons que l’empreinte environnementale mesure la superficie terrestre bioproductive nécessaire pour produire les biens et services consommés et absorber les déchets produits. Il s’agit d’un outil développé par le Global Footprint Network de façon à mesurer la pression qu’exerce l’humain sur la nature. Or, la pression exercée par les êtres animaux de compagnie est telle que ceux-ci ont droit à leur propre empreinte de patte. Pourtant, ces consommateurs de produits agricoles sont rarement inclus dans les calculs de l&#8217;impact environnemental des choix alimentaires. Dans une récente étude, un professeur de géographie de l’Université de Californie, Gregory Okin, s’est employé à mesurer l’impact environnemental des chiens et des chats domestiques aux États-Unis (Oskin, 2017). Il a notamment découvert que ces derniers représentent, du fait de leur alimentation, 25 à 30% des impacts environnementaux de la production animale en termes d&#8217;utilisation de territoire, d&#8217;eau, de combustibles fossiles, de phosphate et de biocides (Oskin, 2017). Leur consommation</p>
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		<title>Une eau qui nous file entre les doigts</title>
		<link>https://daq.quebec/environnement/une-eau-qui-nous-file-entre-les-doigts/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[daq]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Aug 2019 16:47:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Crédit photo : Jo-Anne McArthur / We Animal UNE EAU QUI NOUS FILE ENTRE LES DOIGTS par Véronique Armstrong, B.A., M.Env., Responsable du volet environnement pour le DAQ. Une ressource menacée, même au Québec Dans cette magnifique province d’eau clairsemée de lacs et de rivières tous plus magnifiques les uns que les autres, la rareté sans cesse plus criante de cette ressource échappe aux consciences. Pourtant, l’accès à l’eau potable est sans cesse plus ardu, les rivières sont surexploitées et les réserves souterraines s’épuisent. Bien sûr, chacun sait qu’il serait mal avisé de faire de l’eau un usage abusif et qu’il convient de fermer le robinet en se brossant les dents, d’opter pour une douche plutôt que pour un bain, surtout, de ne même pas penser au boyau d’arrosage pour nettoyer l’entrée. Mais toutes ces habitudes, certes louables, sont-elles aussi déterminantes que l’on aime à le croire? Il semblerait que non, puisque la cause numéro 1 du gaspillage de cette ressource essentielle passe par où on s’y attend le moins, soit par notre assiette. La consommation d’animaux et, plus précisément, l’élevage animal qui la rend possible, est de loin, l’activité humaine la plus consommatrice d’eau douce, et les ramifications sont tout simplement gigantesques. En effet, pour obtenir un portrait de la situation qui soit aussi représentatif que complet, il conviendrait de tenir compte de l’ensemble du cycle de vie de cette industrie. Par exemple, il faudrait prendre en compte les énormes volumes d’eau utilisés pour l’extraction du gaz de schiste, l’élevage industriel étant l’un des principaux consommateurs d’énergies fossiles. Heureusement, ou malheureusement, il n’est nullement nécessaire de se livrer à un aussi exhaustif calcul. Pour saisir l’ampleur du gaspillage qui a lieu, il suffit tout simplement de considérer les activités d’élevage industriel. Par souci de concision i, celles-ci peuvent se regrouper sous deux volets. Les abattoirs, lieux de sécheresse Le premier volet, et non le moins morbide, est celui des abattoirs. Il s’agit d’endroits extrêmement secs où d’énormes volumes d’eau et de désinfectants sont nécessaires pour nettoyer les surfaces et les appareils du sang et des excréments qui les ont éclaboussés de même que pour rincer le corps des animaux abattus. Les méthodes de réfrigération viennent compléter ce premier volet. Il s’agit des méthodes employées pour limiter la prolifération et la propagation de dangereuses bactéries : les systèmes de refroidissement d’air en sont un exemple. Cependant, la solution la plus populaire auprès des producteurs de volaille nord-américains est celle du bassin d’eau chlorée dans lequel sont plongées les carcasses d’animaux abattus. Cette façon de faire, en plus d’être plus économique, présente un autre avantage notable, celui de produire un produit fini gorgé d’eau, donc plus lourd, qui sera vendu au poids, donc plus chèrement. Notons que ce bassin chloré ne présente pas que des avantages, lui qui risque rapidement de s’apparenter à un bouillon de fèces où mijotent de redoutables bactéries ii. Une agriculture assoiffée Le second volet est celui des faramineux volumes d’eau consommés par l’agriculture industrielle. À l’échelle planétaire, 70 % de l’eau utilisée par les humains est consacrée à l’irrigation pour l’agriculture (Barlow et al., 2002; Horrigan et al., 2002). La plupart de ces volumes d’eau sont consommés; c’est-à-dire qu’ils ne sont pas retournés à l’environnement (Weis, 2013). C’est la production de la nourriture pour les êtres animaux, comme le maïs et le soya, qui est responsable de la majorité de l’empreinte d’eau associée à l’élevage. De nombreuses cultures, très consommatrices en eau, n’existent que pour nourrir les êtres animaux d’élevage intensif, et ces cultures nécessitent un énorme apport en eau. Plusieurs cultures très répandues au Canada (le maïs et le blé sont justement en tête de file) requièrent tout particulièrement une importante irrigation (Perrier, 2007). D’ailleurs, certains bassins hydriques canadiens sont déjà considérés comme fortement perturbés (Ibid, 2007). Les semences à haut rendement utilisées dans les cultures intensives sont bien plus assoiffées que leurs consœurs; par conséquent, la productivité de telles cultures passe par une plus importante consommation d’eau (Weis, 2013). Cette demande en eau augmente sans cesse dû aux conséquences directes des monocultures intensives qui sont la norme pour les productions à grande échelle. Ces monocultures provoquent la perte de sols arables, la diminution de la quantité de nutriments contenus dans ces sols ainsi que la diminution de leur capacité de rétention de l’humidité. Ces réalités n’iront qu’en s’accentuant avec l’augmentation de la température et de l’aridité qui accompagnent les changements climatiques. Fait à noter, l’élevage industriel est le principal contributeur de ce phénomène (Steinfield et al, 2006). Heureusement pour les producteurs de viande, malheureusement pour la planète, l’avènement des technologies modernes a permis d’outrepasser de nombreuses contraintes naturelles : les rivières peuvent être endiguées, et les barrages peuvent maintenant alimenter des cultures à grande échelle. Même l’eau souterraine n’est plus à l’abri; l’humain puise allègrement dans ces précieuses ressources à un rythme outrepassant bien souvent leur capacité de recharge (Gleick, 2013). Les conséquences d’un tel abus sont multiples et vont notamment du bouleversement des écosystèmes aquatiques et de la faune riveraine à l’affaissement du sol, l’eau n’étant plus là pour supporter le poids des couches supérieures (Anctil, 2008). Vers une économie de l’or bleu? De toutes les voies de solution envisagées pour contrôler ce gaspillage d’eau douce (diminution des subventions accordées aux cultures industrielles, tarification de l’eau, emploi de méthodes plus efficientes telle l’irrigation au goutte à goutte, etc.), aucune ne peut faire le poids face à une dilapidation aussi éhontée de la part de l’élevage animal. Une agriculture durable à plus petite échelle ne peut satisfaire l’appétit du monstre. Une gestion viable implique une reconnaissance de la nécessité de destiner à l’humain les aliments qui sont présentement destinés à des êtres animaux qui sont ensuite mangés, pratique indissociable d’un honteux gaspillage calorique. Comme le résume Jeremy Rifkin, du Los Angeles Times iii : « L&#8217;ironie du système de production alimentaire est que des millions de consommateurs aisés dans les pays développés meurent de maladies d&#8217;opulence (attaques cardiaques, accidents vasculaires cérébraux, diabète, cancers)</p>
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		<title>La perte de biodiversité, de l’Amazonie au Québec</title>
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		<dc:creator><![CDATA[daq]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Aug 2018 14:14:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>par Véronique Armstrong, B.A., M.Env., Responsable du volet environnement pour le DAQ. Parmi les diverses menaces faisant planer le spectre de l’extinction sur les espèces animales, la perte d’habitats arrive en tête de liste. De fait, à l’échelle mondiale, la perte et la dégradation d’habitats affectent 89 % de tous les oiseaux menacés, 83 % des mammifères et 91 % des plantes menacées (IUCN, 2007). Sur terre Les sociétés humaines ne manquent pas d’idées quand vient le temps d’occuper l’environnement qui les entoure, mais l’agriculture est, et de loin, l’utilisation la plus importante qu’elles font des sols. Conséquemment, l’agriculture est la principale cause de destruction des habitats et la plus grande menace à la biodiversité et au fonctionnement des écosystèmes (Steinfield et al, 2006). Or, à travers le monde, 70 % des terres agricoles sont consacrées à l’élevage d’animaux ou à la production de nourriture pour ces animaux (Ibid, 2006). À elle seule, l’agriculture à des fins d’élevage animal est responsable de près de 91 % de la destruction de la forêt amazonienne (Margulis, 2003). Dans un premier temps, le déboisement associé à l’agriculture sert à créer des parcs d’engraissement, des pâturages où les animaux atteindront le poids désiré. Mais l’élevage en confinement ne représente guère une meilleure alternative dans la mesure où la plus grande utilisation qui est faite de ces terres est destinée à la culture fourragère pour faire pousser les céréales qui nourriront les animaux. Ces céréales sont en grande partie cultivées dans les pays du sud afin d’alimenter le bétail qui nourrira les riches habitants des pays du nord. On estime que près de 800 millions de personnes souffrent de malnutrition dans le monde (FAO, FIDA et PAM, 2014). Il s’agit là d’un réel gaspillage alimentaire, car la conversion de calories et de protéines végétales (bien meilleurs pour la santé humaine que leurs homologues animales) en calories et protéines animales est loin d’être avantageuse, tel qu’en témoigne le tableau suivant. Quantité de protéines végétales nécessaires à la production d’un kilogramme de protéines animales Types de protéines animales Quantité de protéines végétales nécessaires (kg) Bovins 7 Poulets 6 Cochons 6 Œufs 3 Tiré de : L214, 2017 Plutôt que de se livrer à une aussi importante perte calorique, il serait infiniment plus avantageux de nourrir la population mondiale directement avec les végétaux cultivés. Notons en outre qu’une baisse de la consommation de viande s’accompagnerait d’une baisse du prix des denrées végétales, deux facteurs qui contribueraient grandement à éradiquer la faim dans le monde. La consommation de viande est donc directement responsable du déclin et de la fragmentation des écosystèmes, ces derniers étant, au fil du temps et de l’étalement des territoires agricoles, toujours moins nombreux et plus petits (Weis, 2013). Cette transformation de l’habitat naturel des animaux entraîne une série d’autres problèmes : les animaux se retrouvent divisés en plus petits groupes, ce qui rend les choses plus ardues en fait de protection et de reproduction. Ils sont contraints à une plus forte compétition en vue d’assurer leur survie : ils éprouvent des difficultés d’accès à l’eau et à la nourriture et vivent des frictions avec les autres espèces animales et les humains avec lesquels ils partagent le territoire. Avec une population mondiale sans cesse croissante et affichant des goûts toujours plus centrés sur la viande, cette situation n’est pas près de se résorber. Qui plus est, comme l’agriculture industrielle implique une séquence de dégradation des sols et de conversion d’autres terres : elle se caractérise par un cycle qui semble sans fin. Le tableau suivant montre l’ampleur du rôle de l’élevage animal dans l’occupation et l’usage des terres. Rôle de la production animale dans l’usage des terres Surfaces totales occupées par des pâturages Surfaces dégradées par le surpâturage et l’érosion Surfaces totales allouées aux cultures fourragères &#8211; 3,43 milliards d’hectares &#8211; 26 % des terres libres de glaces 20% des pâturages &#8211; 471 millions d’hectares &#8211; 33 % des terres arables Tiré de : Steinfield et al., 2006 En outre, en introduisant dans l’environnement des pesticides, des engrais chimiques et des déchets (fumier, cadavres d’animaux malades), l’élevage industriel induit une pression sur les espèces d’une force et d’une vitesse telles qu’elles ne peuvent s’y adapter ni migrer à temps (les chances de succès de cette seconde option étant grandement réduites du fait de la diminution et de la fragmentation des écosystèmes). La persistance et la bioaccumulation de ces produits chimiques dans l’organisme des espèces touchées jouent un très grand rôle dans la mortalité d’individus et la précarité d’espèces (Weis, 2013). Devant des statistiques aussi désolantes qu’alarmantes, certains pourraient être tentés de se tourner vers les poissons et les fruits de mer. Il leur faudrait alors savoir ce qui suit. Comme en mer L’aquaculture requiert d’immenses étangs de plusieurs hectares qui sont la cause directe du déboisement des mangroves, ces forêts humides essentielles à l’écosystème qu’elles occupent et à la protection des lieux (contre l’érosion et les intempéries, par exemple). En 2008, la FAO sonnait l’alarme : d’énormes pertes en biodiversité peuvent survenir du fait de ces exploitations, en plus de l’intrusion du sel dans les zones côtières et de l’envasement des récifs coralliens (FAO, 2008). En ce qui concerne les poissons, d’un à deux milles milliards d’entre eux sont arrachés aux océans chaque année (Oppenlander, 2012). La pêche (le terme surpêche serait plus juste) est une activité destructrice qui s’accompagne presqu’immanquablement de prises accessoires (bycatch). Pour chaque kilogramme de crevettes, c’est au minimum 5 kg d’animaux marins (requins, dauphins, tortues de mer, etc.) pêchés par accident (Desaulniers, 2011). Dans le cas des crevettes en provenance de Thaïlande, le désastre collatéral est plutôt de l’ordre de 14 kg d’animaux marins, et ce, en raison de techniques de pêche différentes et de l’absence de règlement contre les prises accessoires (Ibid, 2011). Les autres sortes de pêche ne sont pas en reste. La pêche au thon, par exemple, est responsable de l’agonie et de la mort de milliers de dauphins, cétacés et marsouins prisonniers de filets qui ne leur étaient pas destinés (Greenpeace, 2011). La population de vertébrés marins</p>
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		<title>Le fumier : précieuse matière fertilisante ou polluant en quantités astronomiques ?</title>
		<link>https://daq.quebec/environnement/pollution-par-le-fumier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[daq]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jun 2017 17:18:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>par Véronique Armstrong, B.A., M.Env., Responsable du volet environnement pour le DAQ. Le bacon, les charcuteries et les produits laitiers sont loin d’être les seuls produits de l’élevage animal. Ce dernier s’accompagne également d’une importante quantité de fumier. À eux seuls, les animaux d’élevage des États-Unis produisent 130 fois plus de déchets que la population mondiale humaine, soit 39 tonnes de fumier par seconde (PCIFAP, 2006). Un élevage de poules de chair en produit 2 900 et un élevage de bovins, 155 000 (Foer, 2009). Avec une moyenne de 62 kg par jour, la vache laitière est la plus grande productrice de fumier (Statistique Canada, 2006). Or, au Québec, en 2016, on ne dénombrait pas moins de 503 000 vaches laitières et génisses (Gouvernement du Canada, 2016). À elle seule, l’industrie laitière du Québec génère dont près de 11 millions de tonnes de fumier par année. Dans ce sombre palmarès, les cochons ne sont pas en reste. Avec une moyenne de 2,5 kg de fumier par individu par jour, ils ne produisent pas autant de fumier que leurs consœurs les vaches (Statistique Canada, 2006). Ils compensent toutefois en nombre, et ce, grâce aux mégaporcheries qui sont toujours plus nombreuses à parsemer le paysage agricole. Ces industries ont vu le jour au Québec dans les années 1990 dans le but de maintenir la compétitivité du marché et de faire de la province l’un des plus grands exportateurs de cochons du monde. Ces 7,2 millions de cochons génèrent donc chaque année 6,5 millions de tonnes (Cipriani, 2016). Or, tant de méga-porcheries impliquent nécessairement un important volume de fumier, un volume que l’industrie a le plus grand mal à gérer. Au Québec, le mode de gestion du fumier est la gestion liquide, une méthode qui pose problème de par sa nature même. Ainsi, une énorme quantité d’eau est utilisée à des fins de nettoyage des installations et de dilution du fumier. Dû à une demande croissante et à des impératifs de rendement et de productivité, cette forme de gestion gagne sans cesse en popularité (Coalition Eau Secours!, 2006). Elle a également pour effet d’augmenter le volume de déjections dont il faut disposer ainsi que la consistance de ces déjections, cette dernière en facilitant grandement le ruissellement lors de l’épandage. Ainsi déversé sous forme de liquide, le fumier empoisonne les nappes phréatiques et les cours d’eau. Dans le seul bassin de la rivière Chaudière, près de 45 000 tonnes de lisier sont déversés chaque année (Roy et Tulasne, 2003). Même cet important ajout d’eau, la très grande quantité de fumier générée est problématique pour l’environnement. Ce fumier est la plupart du temps destiné à être épandu. Plus de 17 millions de kilogrammes de phosphores sont produits par les élevages actuels de porcs alors que la capacité d’absorption des sols cultivés n’est que de 8 millions année (Roy et Tulasne, 2003). Il n’est donc pas étonnant qu’un excédent de lisier et des contaminants qu’il contient ait à plusieurs reprises été observé dans plusieurs bassins versants du Québec (Fallu, 2007). Avec ce fumier, une charge excessive en nutriments atteint les cours d’eau. Tel que le montre le tableau 1, les impacts négatifs associés à ce trop gros apport en éléments nutritifs sont variés. Tableau 1            Principaux impacts des éléments nutritifs sur l’environnement Sur le milieu aquatique Diminution de la quantité d’oxygène dans l’eau Augmentation de la turbidité Diminution de la luminosité Sur la flore Prolifération d’algues et autre plantes aquatiques (favorise l’eutrophisation) Sur les vivants (organismes, poissons, animaux) Diminution de la diversité biologique (mort de certaines espèces plus fragiles et remplacement par d’autres plus adaptées) Mortalité (par suffocation due à la diminution des réserves d’oxygène) Pollution des frayères Sur l’humain Irritation (des yeux, de la gorge, du nez ou de la peau) Fièvre, nausées, vomissements et diarrhée (Tiré de : Coote et cie, 2000) Notons également que près de 50 % des enfants élevés sur le site d’un élevage industriel de porcs souffrent d’asthme et que les enfants élevés à proximité d’un tel site sont deux fois plus susceptibles que le reste de la population de développer cette maladie respiratoire (Foer, 2006). Phénomène d’une ampleur grandissante, ces énormes quantités de phosphates et de nitrates entraînent le vieillissement des lacs, aussi appelé eutrophisation. Dans les faits, l’eutrophisation est un phénomène tout à fait naturel : il s’agit du de l’enrichissement graduel d’un lac en matières nutritives, ce qui se produit normalement sur une longue période de temps. Toutefois, il peut se voir accélérer par un apport trop important en matières nutritives. Ainsi, mentionnons que le phosphore est naturellement peu présent dans les eaux de surface et que les grandes quantités qui s’y retrouvent maintenant proviennent d’activités anthropiques. Ce phosphore tire principalement sa source de l’engrais, du fumier et du lisier, chacune de ces sources étant associée à l’élevage animal. Selon le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), le vieillissement prématuré est l’une des principales menaces qui pèsent sur les lacs situés en milieu agricole (MDDELCC, 2016). Année après année, de nombreux lacs du Québec sont envahis par les cyanobactéries, ces algues bleu-vert de si mauvaise renommée, et font l’objet d’efforts concertés nécessitant des ressources considérables de la part des municipalités et du gouvernement. L’article 35 du Règlement sur les exploitations agricoles (REA), qui découle de la Loi sur la qualité de l’environnement (LQE), énonce l’obligation, pour un exploitant agricole, de réaliser un bilan phosphore. Ce bilan vise à vérifier que la quantité de matière fertilisante épandue sur une terre n’entraîne pas le dépassement de la quantité de phosphore prévue à l’annexe 1 dudit Règlement. Sont pris en considération le phosphore produit par le cheptel animal ainsi que les autres matières fertilisantes. La quantité de phosphore devient ainsi l’unique critère servant à déterminer la quantité de déjections animales à épandre. L’obligation de réaliser ce bilan amène les exploitants agricoles à adopter diverses stratégies de réduction du contenu en phosphore du fumier. Par exemple, une moindre quantité de phosphore dans la nourriture des animaux d’élevage constitue l’une de ces voies de</p>
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