LES ÊTRES ANIMAUX ET LE DIVERTISSEMENT AU QUÉBEC - CAPSULE DAQ N° 23

LES ÊTRES ANIMAUX ET LE DIVERTISSEMENT AU QUÉBEC - CAPSULE DAQ N° 23

L’utilisation des êtres animaux aux fins de divertissement est une pratique qui est très courante partout dans le monde. Les activités sont très nombreuses : les combats de coqs, les corridas, les rodéos, les zoos, les parcs aquatiques, etc., pour n’en nommer que quelques-unes. En tant que Québécois, nous pensons souvent que les activités qui provoquent la détresse se passent loin de chez nous, mais ce n’est pas toujours le cas.

Avez-vous entendu parler du rodéo urbain tenu à Montréal dans le cadre du 375e anniversaire de la ville – aussi appelé Nomadfest? Une injonction a été déposée contre la tenue de cette activité et un jugement a été rendu. Vous pouvez en lire plus sur ce sujet ici :
https://www.facebook.com/droitanimalierquebec/photos/a.402093920129015.1073741828.392950014376739/482476992090707/?type=3&theater

Il y a plusieurs activités au Québec où la ligne entre « divertissement », la détresse et la cruauté est souvent bien mince. Par exemple, il y a le Festival du cochon qui a eu lieu cet été à Sainte-Perpétue et dont le traitement des animaux a déjà fait couler beaucoup d’encre, comme cet article de La Presse :
http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/opinions/201507/24/01-4887828-le-festival-du-cochon-un-divertissement-cruel.php

Le Festival western de St-Tite est aussi très populaire et comporte un danger de blessures pour les êtres animaux, comme l’illustre la mort d’un cheval cette année:
http://www.tvanouvelles.ca/2017/05/29/un-cheval-euthanasie-apres-un-rodeo-a-saint-tite

Nous avons déjà expliqué les CINQ LIBERTÉS des êtres animaux qui sont enchâssées dans la Loi BÊSA. Ces principes directeurs créés par l’Organisation mondiale de la santé animale ne sont pas toujours respectés lors des activités de divertissement au Québec. Par exemple, la 5e liberté est très claire : l’être animal ne doit pas éprouver de peur ni de détresse. Au Québec, nous ne pouvons en aucun cas poser un geste pour causer la mort, ni faire subir des lésions graves à un être animal visé par la Loi BÊSA, le soumettre à un traitement causant des douleurs aiguës ou l’exposer à des conditions engendrant une anxiété ou une souffrance excessive.

De plus, le Code civil du Québec reconnaît désormais l’être animal comme étant doué de sensibilité et ayant des besoins essentiels (art. 898.1 Code civil du Québec), ce qui correspond ainsi la troisième liberté selon laquelle l’animal ne doit pas souffrir, ni être soumis à la douleur, à des blessures ou à des maladies. La loi BÊSA contient aussi des obligations assurant le respect de cette liberté.

Que pouvons-nous faire pour décourager la tenue de ce genre d’activités? Plusieurs pistes de solutions s’offrent à nous. En premier lieu, il est important de se renseigner sur les activités auxquelles on souhaite participer ou sur les lieux touristiques que l’on désire visiter pour s’assurer que les êtres animaux sont traités de façon éthique. Devenir client d’un établissement où les êtres animaux ne sont pas traités de façon convenable ne fait qu’encourager ce genre d’activités. Il devient ainsi essentiel de faire un minimum de recherche avant d’y assister. Vous pouvez aussi communiquer votre désaccord en écrivant aux organisateurs, à la ville où se tient l’activité, en signant des pétitions, en transmettant l’information sur votre réseau, etc.

Finalement, vous pouvez faire un signalement anonyme et gratuit auprès du MAPAQ (téléphonez au 844-Animaux). Il est donc important de constater et de dénoncer ces pratiques qui violent les cinq libertés des êtes animaux au Québec. C’est à chacun de nous de collaborer pour la protection des êtres animaux.

CAPTIVITÉ, SPECTACLES, ARGENT ET LES ÊTRES ANIMAUX – CAPSULE DAQ N° 52