𝐋𝐞 𝐃𝐀𝐐 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐬𝐮𝐢𝐭 𝐥𝐚 𝐫𝐞́𝐟𝐥𝐞𝐱𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐮𝐫 𝐥’𝐚𝐜𝐜𝐞̀𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐬𝐨𝐢𝐧𝐬 𝐯𝐞́𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐝’𝐮𝐫𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞
Depuis 2015, le droit québécois reconnaît que les êtres animaux ne sont pas des biens, mais des êtres sentients (capables de ressentir et de percevoir) ayant des besoins essentiels. Ce nouveau cadre juridique s’accompagne d’obligations en matière de soins pour les personnes qui ont la garde d’un être animal. Il soulève ainsi une question importante : comment s’assurer que ces obligations puissent être respectées lorsqu’une urgence vétérinaire survient ?
Cette réalité juridique et sociale rend nécessaire une discussion sur l’accès raisonnable aux soins vétérinaires d’urgence au Québec. Invité par CBC News, Quebec AM News à une deuxième entrevue sur cette question, Me Nicolas Morello, président du DAQ, a poursuivi la réflexion sur les façons dont ces services pourraient être mieux organisés à l’échelle régionale. 
Il ne s’agit pas nécessairement d’avoir une clinique vétérinaire ouverte 24 heures sur 24 dans chaque région, mais plutôt de réfléchir à un modèle de services clair, coordonné et accessible. Lorsqu’une urgence survient, peu importe l’heure ou le lieu, chaque personne devrait pouvoir savoir rapidement qui appeler, où se diriger et comment obtenir une reponse dans un délai raisonnable.
Or, à l’heure actuelle, il n’existe pas au Québec de modèle uniforme et coordonné permettant d’assurer un tel accès sur l’ensemble du territoire.
Le Québec et l’ensemble des parties prenantes doivent poursuivre cette réflexion afin de favoriser une meilleure coordination des ressources et un accès plus clair, prévisible et raisonnable aux soins vétérinaires d’urgence partout sur le territoire.
